Et le désert disparaîtra, roman jeunesse de Marie Pavlenko

Samaa vit dans un monde étrange, qui ressemble à notre terre mais dans un lointain futur. Elle fait partie d’une tribu nomade, qui vit dans un désert immense, chaud le jour et froid la nuit, où des bonbonnes d’oxygène sont nécessaires pour pallier au manque de cet élément chimique dans l’air. Les nomades se nourrissent d’eau gélifiée et de barres protéinées produites en usines dans la « grande ville ». Pour acheter ces denrées de bases, les hommes de la tribu chassent les derniers arbres, cachées dans des trouées sous le sable, et vendent le bois aux citadins. Samma est une jeune fille intrépide, décidée, et même si ce statut social est inaccessible aux filles, elle rêve de devenir chasseuse d’arbres, de prouver son courage et d’être utile à sa tribu. C’est ainsi qu’un jour, elle part dans le désert, dans l’espoir de rejoindre l’expédition de chasseurs. Seule dans cet environnement rude et hostile, elle devra affronter des situations dangereuses, et élaborer une autre manière de se lier à son environnement.

Le texte est bien écrit, et le récit se tient. Le lecteur/La lectrice a très envie de savoir ce qui va arriver à la fière Samaa, de découvrir le monde dans lequel elle vit, de comprendre comment les humains semblent avoir perdu toute mémoire des bêtes et des arbres.

Avec finesse, Marie Pavlenko propose aux jeunes une réflexion sur le vivant, le lien qu’on entretient avec lui, en même temps qu’elle pose la question de la place de la femme dans la société qu’elle décrit. Et le désert disparaîtra est un bon roman d’aventure et d’apprentissage qui vient questionner les enjeux de notre temps, à conseiller à tous dès 11-12 ans pour les bons lecteurs.

Flammarion jeunesse, 14 euros, 233 pages

Conseil lecture d’Elise

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